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Ah, Loudéac… Les jours se suivent, et ne se ressemblent pas. Quel plaisir de lire dans le Canard Enchaîné du jour un article sur ma chère ville natale. On lui accorde enfin toute l’attention qu’elle mérite!

12942_165531703329_710463329_2717871_3349621_nTous droits réservés au journal Le Canard Enchainé.

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Bataille de chats

En me réveillant ce matin, j’ai eu une sensation bizarre. Celle où vous ne savez plus très bien ce qui est réel ou non. J’ai fait un rêve, et ce rêve m’a paru très étrange.

Il y avait plusieurs chats dans cette histoire, ils devaient être une bonne vingtaine… Ils y en avaient de différentes couleurs mais la grande majorité se rapportait plutôt à une sorte de marron, clair ou foncé, à rayures ou non, cela dépendait. Il y avait quelques autres chats gris, mais beaucoup moins nombreux. Ils étaient vraiment magnifique ces chats, d’une beauté majestueuse.

Un moment donné, je n’ai pas bien saisit pourquoi, ça arrive souvent d’ailleurs dans les rêves, les évènements se suivent sans qu’il y ait réellement de suite logique. Toujours est-il qu’un beau jour, les chats partent en balade, il me semble que c’était une sorte de pique-nique à la campagne. Mais là n’est pas l’importance du sujet. Lors de ce pique-nique, ils sortent les magnifiques boîtes de pâté, au poisson pour certains, à la dinde pour d’autres, au bœuf, etc… Tous les chats avaient différents goûts, ils se régalaient.

Mais tout d’un coup, et c’est là que ma conscience s’est bloquée, un gros chat marron se lève et, constatant qu’il n’y avait pas assez de boite de pâté pour tout le monde, accuse un chat gris d’avoir volé une partie du pâté. « Quelle honte disait-il, tu as volé les boites de pâté ! Déjà depuis un mois, avec ton oreille abîmée par une voiture, on est obligé de te soigner, de t’aider, et toi, tu nous voles nos boites de pâté ! » Le chat gris, bien entendu surpris, rétorque au gros matou marron que non, il n’a rien fait, qu’il est désolé d’avoir été renversé par une voiture, mais que ce n’est pas sa faute. Il rapporte également que bien que conscient d’être aider par la communauté, il l’aide en échange en ayant construit le bac pour avoir du lait propre. »

Je sais que tu mens reprend le matou, je sais que tu mens parce que tu es gris, je sais que tu mens parce que nous t’aidons socialement.

D’un seul coup, et c’est pourquoi j’adore les rêves parce qu’il s’y passe toujours des choses incroyable… A ce moment là donc, une vieille dame arrive et elle dit aux chats – moi aussi ça m’a surpris, les chats parlaient français, mais avec un accent de chat quand même – qu’il faut arrêter de se disputer, qu’il faut partager cette nourriture. Elle soulève le gros matou et droit dans les yeux lui dit « Tu sais que tu n’as pas le droit de faire ça, si tes ancêtres te voyaient agir ainsi, ils te jugeraient en public ! ».

Le gros matou, reparti donc tout penaud et les autres chats, marron et gris, commencèrent à faire la fête, se rendant compte qu’au final, ils étaient tous chats et que le gris et le marron, ça allait très bien ensemble…

Ce rêve m’a paru bizarre… Je savais que notre cerveau pouvait être imaginatif mais à ce point ! Inventé une fiction pareil, ça m’a surpris… Comme si des chats pouvaient se taper dessus ou s’insulter sous prétexte de leurs couleurs, de différences sociales ou physiques… Il ne pourrait plus y avoir de sociétés des chats dans ce cas !

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L’écriture d’un article n’est pas forcément évidente. Elle comporte une construction et une description. Lorsqu’il s’agit d’écrire sur un fait d’actualité, l’exercice peut s’avérer difficile, l’oral est souvent plus évident. Mais quand le sujet vous brûle, vous emporte, et que s’y ajoute la rancœur, dès lors l’article est écrit, réécrit. Les pages se suivent et se ressemblent, mais rien ne fait, l’article ne sors pas. Non par manque de volonté mais bien plus parce qu’il n’est pas propre, qu’il n’est pas humain, qu’il n’est qu’une réaction brulante ayant perdu son but en soi.

Voici plusieurs jours qu’un article me pose se problème, non qu’il s’agisse ici d’une peur de la répression mais qu’un article bien construit doit toucher, prendre là où ça fait mal pour dénoncer, mettre en évidence une anomalie d’un système, mettre en échec une volonté abominable.

Il n’y aura pas encore d’article de fond concernant ce sujet. Mais il viendra, car n’ayons pas peur des mots, la volonté politique est le devoir d’un citoyen engagé. Cette volonté doit s’affirmer, qui plus est dans les jours sombres de l’actualité.

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Face à l’actualité en Centre-Bretagne, ma terre natale, il me semblait naturel de partager cette campagne sur la dignité et le respect… Et pourquoi pas l’exporter dans les écoles, entreprises ET institutions du Centre-Bretagne ?!

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APPEL AUX CITOYENNES ET CITOYENS DU CENTRE BRETAGNE

Pourquoi une réaction collective à la « Lettre du Maire de Loudéac » ?

  • Parce que de nombreux citoyens sont venus interpeller nos différentes organisations associatives, syndicales ou encore politiques.
  • Parce que chaque citoyenne et citoyen est concerné par les attaques ciblées que contient cette publication municipale.
  • Parce que nous ne pouvons accepter cet état de fait et ces pratiques de dénonciation et d’attaque aux personnes.
  • Parce que la fonction de Maire, 1er magistrat de la ville, officier d’Etat Civil et officier de Police Judiciaire, implique le respect de la vie privée des citoyens, le maintien de la cohésion sociale et la garantie de l’intérêt général.

Doit-on accepter :

  • Que des individus soient montrés du doigt ? Aujourd’hui un couple, qui demain : chômeurs, accidentés de la vie… ?
  • Que la justice soit mise en cause par un Maire ?

Nous refusons que des moyens de communication publics puissent être utilisés pour s’attaquer nominativement aux personnes, quelles qu’elles soient.

Nous refusons la culpabilisation d’une partie de la population : celle-ci engendre un climat de haine et de méfiance.

Pour toutes ces raisons, le « Collectif Citoyen et Républicain du Centre-Bretagne »s’est constitué autour de valeurs communes :

  • le respect de la devise Républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité »
  • le respect de la démocratie,
  • le respect des droits des individus,
  • le respect de la citoyenneté, des différences et de la liberté de pensée et d’expression,
  • le respect de la loi.

AVEC NOUS REAGISSEZ !

Rejoignez-nous, en prenant contact avec les responsables locaux des organisations signataires de votre choix.

Les premiers signataires :

La Ligue des Droits de l’Homme, La CIMADE, la CFDT, la CGT, l’Union Syndicale Solidaires, le Parti socialiste, le Mouvement Démocrate, le Parti Communiste Français, Les Verts.

Pour lire ou télécharger l’appel, cliquer sur le lien suivant :

Appel du Collectif citoyen et républicain du Centre-Bretagne

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Les goûts ne se discutent pas. Mais ils se cultivent.

Adrienne Maillet, Extrait d’Un enlèvement.

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Un titre comme cela surprend, mais dès  le matin ça surprend encore plus! En regardant la page du Monde.fr de ce matin, je découvre avec stupéfaction ce titrePrès de la moitié des sympathisants PS favorable à une alliance avec Besancenot“. Ouch. 48% des sondés “souhaite une alliance du PS avec les autres partis de gauche, y compris le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot“. Ça fait beaucoup, énorme même il me semble et engendre bien des questions sur l’intégration des extrêmes en France.

En effet, si demain, le Parti Socialiste engage une alliance avec l’ensemble des forces de la Gauche en allant du Parti Radical jusqu’au NPA en passant par Lutte Ouvrière et le Parti de Gauche de Mélenchon, le consensus sera difficile à obtenir et qui plus est, sera à l’encontre des valeurs défendus par le PS aujourd’hui.

Ce parti doit mettre en valeur des idées progressistes, doit aller de l’avant, ne pas hésiter à avancer des propositions qui peuvent choquer une partie de ses sympathisants. Prenons par exemple l’économie de marché, il est tout à fait possible de faire avec en y intégrant des paramètres sociaux. Le capitalisme à fait progresser la société à une vitesse plus que phénoménale. Oh, bien sûr, ce capitalisme comporte des défauts, il a également engendré des disparités économiques d’une importance exceptionnelle, il a également influé sur le changement climatique. Mais au fond, ce que chacun souhaite, ne serait-ce pas le bonheur du plus grand nombre ?

En s’alliant avec la grande majorité des partis de gauche, le PS ira à l’encontre même d’idées progressistes. Je ne suis pas contre les idéaux des partis d’extrême gauche, mais ces partis ont à mon sens plus une source existentielle, de proposition, que de gouvernance et d’alliance.

Il faut passer au-delà du simple cadre du Parti Socialiste j’en conviens. Mais ne faudrait-il pas plutôt voir une alliance avec les partis écologistes, de centre-gauche et libéraux progressistes si l’on reste dans une logique de combinaison, de proposition et de gouvernance ?

Crédit photo: Philippe Leroyer on Flickr.com

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Les billets sur l’affaire Frédéric Mitterrand ont déferlés sur la blogosphère. Pour résumer, je vous conseil la lecture des Coulisses de Sarkofrance ainsi que le très bon point de vue de Didier Lestrade, fondateur d’Act Up.

Finalement, la défense de Frédéric Mitterrand sur TF1, à part celle de la dramatisation, fut de dire que toute cette affaire avait pour origine sa souffrance d’homosexuel. Il n’a pas dit que c’était l’homosexualité, mais nous sommes habitués à voir, à travers son éloquence, les mots qui nous intéressent. Plusieurs fois, il l’a répété, prétextant une certaine modestie, dans le genre « Je ne vais pas vous embêter avec mes histoires, mais… ». Alors, si Frédéric Mitterrand, en tant que privilégié social et culturel, utilise lui aussi la souffrance pour expliquer ses écarts de comportement, il est clair désormais que tout le monde a le droit de le faire. Si une folle (et chez moi ce mot n’a rien de caricatural) comme lui a souffert parce qu’en tant qu’homosexuel, il ne s’est jamais aimé, alors imaginez la souffrance d’un apprenti boulanger gay de 18 ans.

C’est un procédé que nous connaissons désormais trop bien. Les hommes politiques et les célébrités s’échangent le registre émotif de leurs interventions, pour attirer l’attention, et faire diversion. Ils utilisent la dignité et la vie privée pour revenir sur le devant de la scène, pour vendre des livres, ou tout simplement pour faire parler d’eux. Leurs éditeurs les encouragent à révéler ce qui est le plus borderline, car tout document doit désormais comporter un chapitre (en général le onzième dans le plan du livre) qui doit aborder le vrai sujet du caca. Un article récent du New York Times expliquait ça, mais il y a plein d’autres articles qui ont décortiqué cette recette, puisqu’elle est désormais internationale. Pendant ce temps, la politique avance, sous couvert de diversions médiatiques.

Donc les artistes du divertissement abordent des sujets graves tels que le viol, l‘inceste, la maltraitance, la maladie, la mort. Et les hommes politiques font la roue sur les plateaux télé, racontent des histoires qui les mènent dans l’intimité de Lady Di, ou à l’arrière-plan de Liza Minnelli. Le problème, comme le révèle Alessandra Stanley dans « Going all-out to stage a comeback » (30 septembre 2009), c’est que le prix à payer est de plus en plus élevé. C’est une inflation dans la révélation. En 2005, on trouve tout à fait remarquable de raconter qu’on est allé en Thaïlande pour s’amuser tout en ramenant une culpabilité flatteuse. En 2009, le voile tombe car, forcément, la Thaïlande n’est pas la destination rêvée quand on veut rencontrer des joueurs de boxe de 40 ans. Si c’est ça qu’on cherche, on va en Turquie et god knows que là-bas les lutteurs moustachus s’enduisent d’huile d’olive, c’est plus crédible.

Je me rappelle. Il y a 15 ans, j’avais été estomaqué par un couple de gays, dont un travaillait dans une association de lutte contre le sida. Ils m’avaient raconté qu’ils faisaient des réserves de capotes ramassées dans les bars gays. Ils en avaient des sacs remplis. Très bien me suis-je dit. Jusqu’à ce qu’ils me décrivent, très fiers, leur machination : ils payaient les jeunes Marocains qu’il draguaient pendant leurs vacances avec des poignées de capotes. Au lieu de leur donner de l’argent, ils les payaient en nature, avec des capotes gratuites. Et ils étaient persuadés qu’ils faisaient office de prévention.

Je me rappelle. Il y a 10 ans, quand certains responsables associatifs sida de haut niveau passaient de longues vacances à Cuba. On ne parlait pas, alors, de tourisme sexuel. Il s’agissait plutôt d’un dernier contact avec la sexualité, avant les trithérapies, avant de mourir. C’est comme se ressourcer quoi. Un dernier cadeau de la nature. C’était beau.

Je me rappelle. Il y a 5 ans, quand tout le monde est parti baiser au Brésil. Les rumeurs étaient nombreuses avec des histoires de baise fabuleuses dans des bordels où « toutes les nuances de peau étaient rassemblées, on pouvait choisir parmi le nuancier complet du métissage brésilien, du noir à la peau très foncée au café au lait le plus clair, le plus blond ». Dans toutes ces histoires, inutile de rappeler que l’usage de la capote est marginal. On va baiser à l’étranger pour faire ce que l’on ne fait pas chez soi. Y compris être safe.

Un jour, j’ai sucé un marocain dans un parc de Marrakech, pendant une conférence sur le sida, et je lui ai donné du fric. Et je n’ai pas aimé, ça ne m’a pas excité. Je me suis aussi payé un black à New York et j’ai vite compris que ce truc n’était pas pour moi. J’ai arrêté depuis longtemps, exactement comme je suis safe depuis toujours, pour que ça ne me tombe pas sur la gueule. J’appartiens pourtant à une génération post-68 qui a des idées différentes sur la prostitution et la pornographie, surtout dans les pays occidentaux. Mais il faut arrêter de raconter des histoires. L’affaire Mitterrand nous concerne, nous aussi, en tant que gays, car nous sommes nombreux à décider des destinations touristiques en fonction des possibilités de sexe commercial qu’elles offrent. Toutes les modes successives ayant bénéficié des faveurs du tourisme gay ont pour base le tourisme sexuel : Miami, Puerto Rico, Cuba, Brésil, Argentine, Asie, Afrique du Sud, Turquie, Liban, Egypte, – sans mentionner le Maghreb et l’Europe de l’Est. Est-ce qu’on peut parler ici de ce qui se passe au Maroc depuis 30 ans??? Que ceci ne soit dit dans aucun média gay n’est pas très à l’honneur de notre capacité à commenter cette affaire. S’insurger contre le traitement médiatique de l’affaire en montant en épingle l’outrage causé par une manifestation supplémentaire d’homophobie à l’égard de Frédéric Mitterrand, c’est un peu juste, non ?

Derrière cette affaire, il y a encore notre rapport au capitalisme, à la consommation, au traitement des autres ethnies. Et le tourisme sexuel, il faut vraiment insister sur ce point, ne concerne pas uniquement les mineurs. Je suis persuadé que Frédéric Mitterrand n’est pas pédophile, mais je me doute qu’il est comme beaucoup d’homosexuels de sa génération, et de ma génération : émerveillé par la beauté des hommes jeunes. Quand on fait du tourisme sexuel, on est forcément plus riche que le tapin du coin, qu’il soit à Sao Paulo, à Puerto Rico, ou en banlieue parisienne. On participe à la colère imposée par un système basé sur une suprématie sociale. Et ça, si on n’est pas capable d’en parler dans les médias gays, dans les associations gays, alors que cela a provoqué (et encore aujourd’hui) des débats et les commentaires interminables dans les médias généralistes et sur Internet, alors cela veut dire que la réflexion s’arrête aux portes de la communauté gay. Est-ce que ces débats doivent seulement apparaître dans les échanges des internautes gays qui parlent grâce à l’anonymat ? Ou ces questions doivent-elles être reprises par des journalistes gays, des leaders associatifs gays qui doivent relayer ces questions auprès du reste de la société ?

Il y a 20 ans, lorsque j’ai créé Act Up, je me suis trouvé à faire de nombreuses émissions télé pour présenter l’association. J’étais sincèrement reconnaissant lorsque je montais sur le plateau d’une émission comme celle de Frédéric Mitterrand. Mais, c’est étrange, je me rappelle très bien aussi le regard froid, distancié, de ces homosexuels célèbres qui m’invitaient à parler. Bien sûr, ils aidaient la cause militante en ouvrant la télé à la lutte contre le sida, en invitant Act Up. Mais je voyais bien dans leur regard, avant et après l’émission, un certain dédain mondain alors que moi, naïvement, je les regardais comme un benjamin homosexuel regarde un aîné homosexuel : avec respect. J’ai vite appris que leur distance journalistique n’était que du mépris. Act Up n’a reçu aucun encouragement de leur part. C’est longtemps après, quand il est devenu évident qu’Act Up ne disparaîtrait pas, qu’ils ont commencé à formuler, avec prudence, leur soutien. D’autres ont mis main basse sur l’activisme. Mais ces homosexuels sont restés majoritairement dans le placard, offrant le strict minimum à la cause gay.

Alors, aujourd’hui, on les défend. Des groupes se forment sur FB pour laver leur honneur. Les homosexuels ont peu de mémoire, ils protègent tous ceux qui ont vécu au chaud, loin du militantisme, dans la culture, dans l’art, dans l’argent. Ces défenseurs des artistes appellent à eux le soutien de tous ceux qui se considèrent comme des artistes – et ils sont nombreux. Car l’artiste souffre, c’est connu. Il sublime, c’est connu. Il n’a pas de compte à rendre, c’est connu. Et la Thaïlande est méga célèbre pour ses boxeurs gays consentants de 40 ans. Comme dit Daniel Schneidermann, c’est « s’engluer dans le mensonge ».

La crise économique actuelle ne fragilise pas le monopole des riches. Elle le consolide. L’affaire Mitterrand, c’est une victoire des privilèges, de l’aristocratie, du népotisme, d’un grand ministère de la culture avec ses homosexuels dans le placard. Comme disait un ami sur FB, cette affaire, c’est finalement ce qu’on a essayé de changer pendant ces trente années de combat militant. Nous les connaissons tous, ces homosexuels aisés et populaires, qui vivent leur vie sexuelle grâce à la prostitution. Ils sont agents de stars, ils sont dans la mode et la chanson, et ils sont dans l’art. Et quand ils parviennent à des postes de pouvoir, nous voyons en eux notre propre ascension dans le pouvoir. Forcément, le ministère de la culture et de l’information possède une place déterminante dans les rouages de la politique. Et la communauté gay soutient un ministre, non pas parce qu’elle est convaincue que le tourisme sexuel dont il est question n’a pas eu lieu. Mais surtout parce que réfléchir sur cette affaire est suicidaire pour ceux qui oseront lever la voix. Il existe, quand même, un incroyable paradoxe entre le voyeurisme et l’obsession actuelle de la communauté gay pour tout ce qui touche aux faits-divers. Et l’étrange flottement qui a entouré cette affaire, la peur de se dévoiler, d’analyser, de partager son propre vécu sur le tourisme sexuel. La communauté a raté une occasion de s’emparer d’un sujet homosexuel qui, c’est très rare, a été le sujet N°1 de cette semaine en France.

Crédit photo: Romain on Flickr.com

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Parfois c’est rapide, parfois ça vous vient d’un coup. Ca vous prend à la gorge, comme d’un regard vide. Les pensées s’arrêtent un instant puis s’entremêlent, mais rien n’y fait. Le monde s’écroule autour de vous. En lisant ce billet, j’ai repensé au magnifique et célèbre poème de Victor Hugo..

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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Alors que l’Irlande a finalement voté “Yes” à une très large majorité en faveur du Traité de Lisbonne, l’histoire est loin d’être terminée. En effet, il reste désormais la Pologne et la République Tchèque. On peut bien rigoler sur l’Union Européenne, n’empêche qu’elle avance. On peut certes la critiquer, il n’empêche qu’elle est nécessaire.

Passons, s’agissant de la Pologne, le Président polonais devrait ratifier le fameux traité dans les jours à venir. Il s’agit désormais de la République Tchèque… Que va-t-il se passer? On la presse, et c’est bien normal puisque le Parlement a voter pour le Traité, il ne reste donc plus que la jolie signature de Vaklav Klaus. Le cher monsieur a désormais un avantage en sa faveur puisqu’un groupe de sénateur a déposé un recours devant la Cour Constitutionnelle tchèque, non seulement contre le traité de Lisbonne mais également à l’encontre de ses prédécesseurs (Rome, …) !

Aux dernières nouvelles, et pas des moindres, le Président tchèque souhaite intégrer dans le traité une note de bas de page concernant des droits relatifs au traité. L’argument est vague et l’on en sait pas plus. La présidence suédoise de l’Union Européenne nous le révèle.

Enfin, pour ce qui croit encore que le traité de Lisbonne simplifie les choses en comparaison avec le traité instituant une Constitution pour l’Europe rejeté par la France et les Pays-Bas, regardez le joli dessin, voici ce qu’aurait donné l’Union Européenne avec la Constitution :

TCUEEt voici l’Union Européenne avec le Traité de Lisbonne :

lisbonneNB: Ce deuxième schéma représente le mic-mac des traités qui donneront lieu dans les mois à venir à l’Union Européenne, mettant fin aux différentes Communautés Européennes. Chaque traité rajoute quelque chose ou modifie quelque chose à un de ses prédécesseurs… Je vous laisse déguster !

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