La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est à Rennes ce mercredi 29 Août à l’Université de Rennes 1. Elle doit être accueillie par les directeurs de laboratoire et Jean Goasguen, vice-président de l’université de Rennes 1. Après une présentation rapide du Centre Armoricain de Recherches en Environnement (CAREN) par Luc Aquilina, directeur-adjoint du CAREN, elle visitera très rapidement (15 minutes par site) la plate-forme génomique environnementale, le site expérimental de Beaulieu ainsi que le laboratoire expérimental d’hydrogéologie.
Elle sera bien évidemment confrontée à diverses protestations pacifiques (selon les messages circulants sur internet) concernant les propos de Nicolas Sarkozy à propos de la Bretagne, rendu publique il y a quelques jours dans un livre de Yasmina Reza.
Il faut rappelé les mots du Président de la République (à l’époque candidat), concernant la Bretagne : ” Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! “.
Il reste cependant à savoir si cette actualité sera relégué par les médias nationaux ou étouffé par la nouvelle censure…
[M.A.J. du 2007/08/31] Résumé de la rencontre disponible en format PDF ici : 20070829_CR_tableRondeJC.pdf.













Quelle censure ? Je n’ai pas encore trouvé sur le net un compte rendu sur cette visite mais j’espère que Rennes a écouté attentivement Valérie Pécresse car le plus important reste son porjet et sa vision moderne et ambitieuse des universités. La loi sur l’autonomie a créer une assise solide que l’enseignement supérieur attendait depuis longtemps et maintenant place à l’action et soyons sûr que les compétences et le talent de Valérie Pécresse ne tarderont pas à redonner de l’excellence et de la noblesse à l’université ! Que Rennes se félicite, toutes les universités de France n’ont pas encore eu la chance d’accueillir madame la Ministre.
Le journal Le Monde parle de notre action :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-949321,0.html
Le but premier était de ne pas laisser passer des insultes comme “connards” contre des gens qui sauvent des vies. Le deuxième était de ne pas laisser passer le “Je me fous des bretons”. Le troisième but était également d’interpeller la ministre sur le manque de considération dont son gouvernement fait preuve à l’égard de la recherche.
En conclusion, nous avons pu constater que le personnel du CROSS CORSEN est bien plus rapide et capable de répondre à une situation de détresse que Madame Pécresse.
Pour ce qui est de l’autonomie, en réponse à Ludo F :
http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1605
Le résumé de la rencontre est désormais disponible… Le lien est dans l’article. Résumé réalisé par Romain Le Goc, jeune doctorant.
Le journal Libération rend également compte de cette rencontre :
Politiques : Le petit coup de pouce de Valérie Pécresse aux thésards
La ministre de la Recherche faisait sa rentrée, avec une visite à Rennes, où elle a promis une hausse d’allocation. Par Sylvestre Huet, vendredi 31 août 2007, Rennes envoyé spécial
Un coup de pouce financier pour les doctorants titulaires d’une allocation d’Etat, eaux, roches et pollutions… et un public mi-figue mi-raisin. C’était le menu des premiers travaux pratiques de la rentrée pour Valérie Pécresse, la ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mercredi.ii Une sortie de terrain, une annonce. Valérie Pécresse applique la méthode Sarkozy. Elle a donc profité de son escapade bretonne pour annoncer «la revalorisation de l’allocation de recherche doctorale de 8 % au 1er octobre». Ce contrat de travail d’un an, renouvelable deux fois, pour la réalisation d’une thèse, passera de 1 530 euros brut par mois à 1 650 euros pour les 12 000 allocataires. Encore loin de la revendication de la Confédération des jeunes chercheurs d’un retour à la situation de 1976, date de sa création, à une fois et demie le smic. Valérie Pécresse rétorque : «Ceux qui cumulent avec un monitorat d’initiation à l’enseignement supérieur – près de 60 % des nouveaux allocataires – touchent 335 euros de plus», ce qui lui permet de soutenir qu’elle tient la promesse de Nicolas Sarkozy de hisser l’allocation à ce niveau.
Mystère. En outre, la perspective d’offrir à tous les allocataires un tel cumul est avancée. En revanche, a-t-elle précisé, «il n’est pas prévu d’augmenter leur nombre». Or près de la moitié des 70 000 thésards ne touchent aucune allocation. Pourtant la ministre elle-même, dans un discours affirmant qu’il faut augmenter l’effort de recherche, assure «qu’il n’y a pas assez de thèses». Mais comment avoir plus de thésards sans plus d’allocations ? Mystère… jusqu’au moment où l’on comprend que la ministre compte sur «le privé» pour les financer. Le choix comme lieu de visite du Caren (Centre armoricain de recherche en environnement), installé sur le campus de Rennes-1, a permis à chacun, scientifiques et ministre, d’avancer ses pions. Fort de plus de 400 personnes, ce regroupement de laboratoires du CNRS, de l’Inra et des universités Rennes-1 et Rennes-2 permet une recherche pluridisciplinaire – de l’hydrogéologie à l’archéologie en passant par la biologie – sur l’eau, les sols, l’agriculture et les paysages. La ministre voulait ainsi suggérer que le «Grenelle de l’environnement» (lire page 14) ne pouvait faire l’impasse sur la recherche et l’expertise scientifique, qui doit être «transparente afin d’être acceptée par la société et les ONG». L’alternative à ce surcroît de science dans les débats publics sur l’environnement, «c’est la dictature des idées reçues», dit-elle.
Carottes. Manifestement, la ministre et ses conseillers estiment qu’il y a des crédits à glaner pour la recherche dans l’opération «Grenelle».De leur côté, les scientifiques avaient préparé un terrain subtilement revendicatif. Carottes de roches, maquette de sites d’observation d’un bassin versant soumis à une agriculture intensive, «manip» de labo très fondamentale visant à élucider les paramètres régissant la migration d’un liquide dans un milieu naturel, plate-forme de génomique environnementale… Une belle mise en scène agrémentée de quelques explications soulignant la nécessité de financements solides des structures de recherche de longue durée, seules à même de collecter les données environnementales significatives. Or, si des observatoires de recherche en environnement ont été créés à cet effet, la pérennité de leur financement reste en suspens. D’où l’attente impatiente du détail du budget 2008. Apprenant de la bouche de la ministre que «les départs à la retraite seront remplacés», mais qu’aucun poste supplémentaire ne sera créé dans les organismes de recherche, un directeur de laboratoire soupire : «C’est mieux que lorsque l’on a tous démissionné en 2004, mais c’est vraiment le minimum.»