Ceux qui voient en la mondialisation un phénomène nouveau font abstraction d’une énorme partie de l’Histoire. En effet, depuis 1380 avec Venise, l’économie-monde existe. A cette période la cité italienne était le centre du commerce européen auxquels se sont succédé Anvers, Gênes par la suite et successivement Amsterdam, Londres puis New-York à partir du début de la première Seconde guerre mondiale puis définitivement à compter de 1929.
Cependant, il convient de noter que la mondialisation était pour l’origine commerciale, c’est-à-dire basé sur les échanges de capitaux ou de marchandises. A partir du début du XXème siècle, l’économie-monde devient la mondialisation et tend à s’introduire dans la culture mais également au niveau linguistique (avec l’anglais, l’espagnol, …) ou encore sociale. Ce qui se joue à l’échelle internationale est dès lors un système de concurrence généralisée.
La mondialisation ne doit pas être vue comme un frein à la croissance ou encore comme un grand monstre dangereux. Elle doit évidemment être régulée de manière mondiale mais favoriser concernant les mouvements de capitaux, de personne, de biens. Toutefois, les gouvernements doivent également favoriser le développement culturel, linguistique et sociologique local afin de minimiser l’uniformisation de notre planète.
Pour conclure, je reprendrais des propos de Franck Haufrecht, « Si certains fustigent ces évolutions [la mondialisation], il semble qu’elles constituent pour la rance une chance bien plus qu’une menace. A condition toutefois de savoir les maîtriser. Autrement dit, faire du développement du commerce international est une priorité indispensable, mais il faut trouver un arbitre suffisamment consensuel pour que chacun dispose des mêmes cartes. Il faut évidemment jouer le jeu, mais en équipe et de manière soudée, de façon à ce que l’ensemble des acteurs aillent dans la même direction. En somme, prendre à contrepied les angoisses pour en faire un levier de croissance. »













La mondialisation et le Tiers-Monde, cocktail puissamment explosif…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/01/le-capitalisme-se-deploie-sur-une-sphere-finie/
Paul Laurendeau