Voila déjà un an que la journaliste russe Anna Politkovsskaia a été assassiné en Russie. Cette journaliste et ardente défenseure des droits de l’Homme était l’une des rares a dénoncé le conflit, et de façon indépendante, en Tchétchénie.
Avec cette date anniversaire, le Kremlin a annoncé plusieurs arrestations mais sans désigner de réels responsables ou commanditaires. Il est grandement nécesssaire, même s’il est peut probable, que le Kremlin exige une enquête juste et impartiale. Cepeendant, il paraît logique que cette enquête doit se faire à un niveau international puisque l’assassinat de la journaliste n’a que profité au Kremlin, mettant ainsi fin aux enquêtes de la dernière grande reporter présente de façon indépendante en Tchétchénie.
Plusieurs personnalités ont signées un appel publié dans le Times ce matin destiné à faire la lumière sur cette affaire. “Nous appelons le gouvernement russe à déférer devant la justice, en conformité avec les normes internationales, à la fois ceux qui ont tué Anna Politkovskaïa et ceux qui ont commandité son meurtre. Nous le devons à la mémoire d’Anna pour protéger les rares personnes qui osent encore s’exprimer”, indique le texte publié par le quotidien britannique. Parmi les signataires de la lettre, figurent Marina Litvinenko, la veuve d’Alexandre Litvinenko, ancien agent russe passé à l’opposition et mort en novembre 2006 à Londres d’une intoxication au polonium, et Mariane Pearl, veuve du journaliste Daniel Pearl, enlevé et assassiné en 2002 alors qu’il enquêtait sur les réseaux du terrorisme islamiste au Pakistan. On compte également le prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu, le dramaturge britannique Harold Pinter, l’actrice américaine Susan Sarandon ou l’écrivain français Bernard-Henri Lévy.
A lire : Douloureuse Russie : Journal d’une femme en colère, Anna Politkovskaia, 2006












