La croissance revient sur tous les fronts, elle nous enveloppe sur chaque JT, dans chaque article de presse, chaque émission politique, … Mais au fond, quelle croissance ?
Dans le rapport de la commission de libération de la croissance française, Jacques Attali nous rapporte un objectif de 5% de croissance sans à aucun moment poser le problème environnemental. Ces 2 problèmes sont en effet liés et il convient de ne pas tomber dans la protection irréfléchie et arriériste développée depuis quelque temps dans les zones rurales françaises et relayée dans les journaux régionaux sans aucune approche explicative et critique.
Une croissance de 5% est naturellement possible, mais à quel prix ? Quelles orientations choisissons-nous ?
Nous aurions pu nous engager en Irak au côté de la coalition américaine, contribuant à un boom de la croissance nationale… au prix de milliers de morts ! Quelle croissance souhaitons-nous ? Celle qui entraîne des milliers de morts liés aux guerres, aux maladies, à la malbouffe, … Quelle sorte de croissance voulons-nous ? Croissance du PIB, du profit des entreprises, des salaires, des exportations, des importations ?
A ce jour, la majorité des français sont heureux dès qu’on leur annonce que l’INSEE prévoit une croissance des salaires de 2% pour la prochaine année, géniale mais qu’est-ce que ça signifie ? Généralement, lorsque ces prévisions s’avèrent vraies, ce sont bien évidemment les plus forts salaires qui explosent contribuant à l’augmentation de la moyenne des salaires sans pour autant favoriser les faibles et moyens salaires.
Au-delà de la question du sujet de la croissance, il convient de s’intéresser à la réflexion de Jacques Attali sur France Inter, disposant que la meilleure façon de ne pas polluer est de revenir à l’âge de pierre ! Bien évidemment mais cette réponse ne fait en rien avancer le débat ! Nous pouvons favoriser la croissance –des revenus cette fois-ci– avec une activité économique forte. En favorisant les pôles de compétitivités technologiques, de recherche, en favorisant l’émergence des moyens de communications plus propres tels que le train –tout en favorisant son développement technologique- et en revoyant nos modes de surconsommation !
Où est donc passé le Jacques Attali des années 70 s’interrogeant et critiquant les différentes théories économiques de la croissance ?












