Au 3ème jour de la Présidence suèdoise de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy fait le déplacement dans le pays Scandinave qui devrait marqué le tournant d’une Union Européenne à la Présidence 2009 qui avait fort mal débuté sous le règne de la République Tchèque! Au programme donc de cette journée, rencontre entre le Premier Ministre Suédois et le Président de la République Française avec également conférence de presse commune que l’on pouvait suivre sur le portail Se2009.eu.
Les éléments abordés durant cette réunion était bien entendu la crise économique et financière ainsi que la mise en place d’un accord international sur le climat en Décembre. Mais au-delà, il s’agissait bien entendu de réaffirmer le support de la France et de la Suède à la candidature de Barroso.
Des désaccords sur la Turquie se sont bien entendu fait sentir puisque la France est pour une association alors que la Suède est pour une intégration dans l’Union Européenne et Sarkozy a su habilement éviter le sujet lors de la Conférence de presse puisqu’à la question d’un journaliste “Pourquoi êtes-vous contre l’entrée de la Turquie dans l’Union?” La réponse avait pour sens, “Je ne vais pas en parler, on est pas d’accord avec la Suède mais elle préside l’Union donc si vous m’initer pour un débat là-dessus, OK, mais c’est pas le moment…“.
Un autre sujet de tension entre Paris et Stockholm : la discipline budgétaire. “Le temps des plans de relance arrive à sa fin, à présent l’heure est venue de mettre en place une stratégie de sortie”, et ce “en particulier pour les pays qui ont de très gros déficits”, a prévenu, dès mardi, M. Reinfeldt. Or rappelle Philippe Ricard “Le discours de M. Sarkozy, disant qu’il n’était pas partisan d’une politique d’austérité et qu’il préfère au contraire réfléchir à de nouveaux investissements financés par un grand emprunt national, a ému dans certaines capitales européennes, notamment à Stockholm” puisque cet emprunt va à l’encontre d’une politique d’assainissement budgétaire.
Enfin, dernier sujet de discorde, la mise en place d’un Président du Conseil Européen “stable” pour la France qui voudrait voir une personnalité forte. Opposition de la Suède qui souhaiterait un simple Chairman qui ne serait être à la botte des grands Etats membres mais élu par l’ensemble des Etats membres.
Des accords ont été également mis en avant, notamment sur l’entrée de l’Islande au sein de l’Union. Ce dernier sujet sera, semble-t-il un point également important des 6 prochains mois de la Présidence Suèdoise.
Crédit photo : Gunnar Seijbold/Regeringskansliet













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