Nicolas Sarkozy semble souhaité nous faire revivre 2007, avec une campagne axée sur les valeurs chrétiennes de la France, enfin… sa France. Il l’a montré aujourd’hui au Puy-en-Velay.
“C’est parce qu’on assume notre histoire qu’on peut être tolérant et ouvert à la diversité. Et je crois que c’est quand on nie son identité que l’identité se venge et aboutit à l’intolérance” affirme Laurent Wauquiez, ministre et maire de Puy-en-Velay. Mais M. Wauquiez, par cette phrase vous anéantissez tout ce que l’UMP veut nous faire croire, c’est-à-dire affirmer que la République française est d’identité laïque ET chrétienne. Il n’en est rien. La France a une identité laïque, forgé dans une région historiquement chrétienne depuis plusieurs siècles. Son identité regroupe celles de l’ensemble de ses citoyens et en fait sa richesse. Alors non, la France n’a pas une identité chrétienne, elle a une identité laïque, est historiquement de valeurs chrétiennes, dû à sa situation géographique, est composée et influencée, dans sa population, par de nombreuses religions, dont des religions monothéistes, mais aussi par l’athéisme et l’agnosticisme.
Alors si pour vous, c’est lorsque que l’ « on nie son identité que l’identité se venge et aboutit à l’intolérance », vous niez l’identité de la France, sa diversité, sa richesse culturelle, vous êtes dès lors ici l’intolérant cher M. Wauquiez.
Crédit photo: MAEE – F. de La Mure on Flickr.com

















[...] notre héritage et soyons bons chrétiens avec nos frères musulmans : offrons-leur ces églises dont nous [...]
Sans identité chrétienne, ni ouvriers, ni Corses et pas de président des musulmans, non plus
Non! Le président de la droite l’umpéniste ne s’appelle pas Tino et il ne joue pas dans les églises de la mandoline électorale. Hitler aussi a fait preuve d’électoralisme. Cet argument de fille à papa passe à côté, et pour cause, des agissement politiques de l’icône des classes assujettis à l’ISF et qui rêvent de paradis belge et de contre-révolution fiscale. Ces gens-là, à face d’homme, réduisent la charité et son budget au strict nécessaire: eux-mêmes d’abord!
Le républicanisme des droites françaises, y compris son « extrême-gauche », pour reprendre les catégories du fouteur de merde médiatique, aussi odieux qu’écervelé, n’a jamais fait, comme Hugo et Mitterand, qu’accompagner un mouvement historique irréversible, apparu en 1789 et non à l’époque de Clovis et d’ailleurs aussitôt confisqué. Il n’y a pas que chez les Arabes que la souveraineté n’est pas pour le peuple! Ici aussi la liberté est la liberté des affairistes de toutes confessions et l’Indépendance nationale, un machin à négocier des marchés.
Cette volonté de confiscation, c’est ce que le partenaire privilégié de Kadhafi a martelé de manière tout à fait déplacée. En effet, la loi de séparation des églises et de l’état, dont il est théoriquement le garant, appelle logiquement à une réserve présidentielle, en matière d’opinions religieuses. L’état républicain n’a pas à se prosterner pas devant les croyances, avec respect, mais à garantir la liberté de conscience, ni plus, ni moins. Et aucune opinion, même élue au suffrage universel ne peut fonder en droit l’identité chrétienne de la France, sauf à rétablir une religion d’état.
Les saillies de la droite l’umpéniste, à propos des prétendues origines de la France, qui introduisent en histoire le principe de « l’immaculée conception » et interprètent le temps long de Braudel, de manière singulièrement excentrique, dépasse donc le simple cadre électoral, dans lequel la fille à papa se lance avec la passion. Nous assistons à une sorte de bourrage des urnes idéologiques, dont le fondement est le suivant: la négation des classes sociales.
Voilà, droite et gauche confondues, la préoccupation première des Français qui gouvernent. Une préoccupation qui ne peut aller qu’en s’amplifiant, par les temps qui courent, qui courent à la catastrophe économique en cours, sous couvert « d’équité » et de « justice sociale ». En réalité, chose visible pour tous, qui oblige l’iman de la république a des sermons en latin macaronique, on donne, le plus gracieusement du monde, des garanties aux « riches », pour reprendre les catégories de l’esprit populaire le plus controuvé, et aux « pauvres », des promesses dignes du « jugement dernier », fortement arrosées de menaces empruntées, cette fois à « l’apocalypse ».
Il y a bien un héritage chrétien en France, qui combine la médiocrité et la folie. L’actuel président de la république, couronné à tour de bras, par la poire (à purger) médiatique, « roi des Français », s’en fait le héraut, avec cette façon inimitable de celui qui, en toutes circonstances, du fait divers à l’événement historique, ne peut pas s’empêcher de rigoler de tout ce qu’il dit, ce qui est le tour d’esprit naturel du conformisme.
A l’inverse, la France révolutionnaire et républicaine, hier « la gueuse », aujourd’hui la coincée du cul, comme dit le gourou de l’histoire pour rire et des lambris, a sauvé l’homme, du bain de sang obscurantiste, cher aux rêveries restauratrices et conservatrices des ancêtres de toutes les droites françaises, qui ont travaillé tantôt à pleurnicher dans le giron des tsars, tantôt à tâter la culotte du zouave prussien, en louant le knout, en récitant Sophocle.
Réhabiliter aujourd’hui la déraison réalisée, c’est-à-dire l’état chrétien, en tant qu’identité nationale, garante de la vie sociale revient à nier en pratique cette dernière et l’histoire qui la fonde et la constitue. Il y a des opinions particulières qui sont des coups d’état dans le dos et une ouverture à « l’innommable », parce que, comme le dit l’imbu de lui-même, « il est toujours dangereux d’amputer sa mémoire ». Les classes capitalistes de France ne veulent pas qu’on leur rappelle la division sociale qui fonde leur pouvoir. Elles rêvent d’un royaume merveilleux, où tous les Français seraient frères, y compris les musulmans. A condition que ces derniers ne le soient pas trop, frères!
@Valentini: Les copiés-collés de billet n’ont jamais fait avancer les choses… La prochaine fois, cible au moins davantage l’article!